Aïd-el-Adha (ou Aïd-el-Kebir « la grande fête »)
L’Aïd-el-Kebir est le souvenir du sacrifice d’Abraham. Quand Dieu lui a demandé de sacrifier son fils unique. Sur le point de le faire pour montrer sa soumission à Dieu (« muslim » étymologiquement veut dire « soumis »), Dieu l’arrêtât et lui permit de sacrifier un mouton à la place.
AVANT LA FÊTE
Le week-end précédant la fête est celui
au cours duquel les transactions sont les plus frénétiques, avec une
ruée des citadins vers les campagnes, voire les montagnes de l’Atlas,
pour acheter le meilleur animal au meilleur prix.
La grande migration ovine a commencé, et
tous les moyens sont bons pour convoyer le mouton acheté vers son
domicile, y compris sur la mobylette, entre le guidon et la selle ou le
coffre du taxi.
De petits commerces ponctuels voient
également le jour sur les trottoirs des villes, des enfants qui vendent
de l’herbe pour nourrir le mouton, des rémouleurs pour affûter le grand
couteau qui servira au sacrifice, des vendeurs de charbon de bois vendu
au kilo, etc.
L’Aïd a lieu le 10 du mois Dhou-l-Hijja, le 12ème mois lunaire, qui est aussi le mois du pèlerinage à la Mecque.
La journée commence à l’aube, les hommes et les femmes se rendent de préférence sur les grandes places réservées à la prière, les msla, ou à défaut dans la mosquée de leur quartier.
L’Imam commence par glorifier Dieu sept
fois, puis rappelle la signification du sacrifice d’Abraham comme
exemple de soumission à Dieu. Il donne les indications pour le sacrifice
de l’animal, les indications du Prophète sur le partage de la viande du
mouton en trois tiers : un tiers pour soi et sa famille, un tiers pour
les nécessiteux et un tiers à offrir aux amis. À la fin de la prière,
l’Imam sacrifie le mouton et les gens s’embrassent, se félicitent et
saluent chaque personne croisée sur le chemin du retour par un « que la
paix soit avec vous ».
Les hommes une fois rentrés chez eux, peuvent procéder au sacrifice.
Ils couchent l’animal face à la Mecque
et tranche rapidement les deux carotides avec un couteau bien aiguisé,
en prononçant « au nom de Dieu, le clément et miséricordieux, que Dieu
bénisse et accepte ce sacrifice ».
Il ne faut surtout pas faire souffrir l’animal et cacher le couteau. Il
faut savoir que dès que le sang n’arrive plus suffisamment au cerveau,
l’animal perd immédiatement connaissance. Lors du rituel, le Prophète a
dit que si un deuxième mouton attendait son tour, il ne fallait pas
le laisser assister à la scène du sacrifice ni même à la préparation du
rituel....